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 Propositions de lplm pour 2007

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jmphoenix
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MessageSujet: Propositions de lplm pour 2007   Lun 19 Fév - 15:51

Voici les propositions synthétiques de notre association, corolaires d’analyses sur les données connues récentes concernent les 3 axes suivants :

Développement de la coparentalité,
Régulation des séparations, monoparentalité, recomposition familiale
Famille en conditions précaires .

Ce dossier va être envoyé aux différents candidat(e)s à l’élection présidentielle 2007, l’association [Les Papas = Les Mamans] reste bien évidemment à l’écoute et à disposition**, car au-delà de principes la finalisation d’un tel dossier reste "technique"et que force est de constater que le principe de coparentalité reste fragmentaire dans la réalité, faute d’avoir des contenus juridiques suffisamment précis et des mesures adéquates pour son application effective...

Ces analyses et propositions restent évolutives .

le copyright n’est en rien une barrière à la diffusion mais un simple rappel de la citation de la source

les idées appartiennent à tout le monde ...

Février 2007 © LPLM.info - Association [Les Papas = Les Mamans]

Analyses et préconisations pour la Famille et l’ Enfance dans la société :

« Développer la coparentalité pour la qualité et la sécurité éducative dans un cadre d’égalité des chances entre les hommes et les femmes. »

" Tant que l’on pensera que les femmes doivent seules tenter de concilier le tout, il n’y aura pas de partage équilibré des taches dans le couple " ... " la maternité ne résume pas le féminin, les femmes ne sont pas que mères"... " l’instinct maternel apparaît être une construction sociale " , Yannick Ripa, historienne spécialiste de l’histoire des femmes et de la différence des sexes, membre du Groupe de recherches en histoire et anthropologie des femmes (EHESS).

INTRODUCTION

La coparentalité* est devenue le principe de base de la famille française, inscrit dans la loi du 4 mars 2002
et consacrée depuis par la Mission d’Information Parlementaire sur la Famille et les Droits des Enfants, comme l’a notifié Claire BRISSET, ancienne Défenseure de l’Enfant ..

La Résidence Alternée est la cible qui cristallise les résistances les plus farouches aux mutations genrées et familiales irréversibles (avec la question de la parentalité homosexuelle).

Ces résistances apparaissent comme un prétexte pour véhiculer un familialisme caricatural, proche d’un certain Ordre Moral, avec glorification du rôle maternel à forte connotation culpabilisante et exclusion partielle (voire totale) du père. Les médecins qui se prêtent à cette propagande ont abusé du principe de précaution en instrumentalisant un danger potentiel qu’ils n’ont pas prouvé. Leurs arguties sont parfaitement fallacieuses, feignant, par exemple, d’ignorer que la quasi totalité des études démontrent l’absence de nocivité de la Résidence Alternée ou de l’intérêt démontré de l’enfant à bénéficier de plusieurs personnes s’occupant de ses soins et de son éducation... pour agiter des interprétations obsolètes de travaux "des années 50", voire faire appel à la Bible, faute de preuves de ce qu’ils avancent... l’anathème et même les insultes destinées aux personnes ne partageant pas leur dogme n’ont par ailleurs pas été épargnées.

La Résidence Alternée représente pourtant le modèle le plus abouti de coparentalité et d’égalité des chances entre les hommes et les femmes, et ce sont bien ces notions qui sont en fait attaquées.

La coparentalité effective est une véritable clé de voûte pour la sécurité du développement de l’enfant, son éducation et sa citoyenneté, ainsi que pour la conciliation vie privée et professionnelle de ses parents.

Au-delà des résistances, tant la perduration de stéréotypes (comme l’assignation maternelle exclusive aux soins de l’enfant / et celle du père confiné dans un rôle de pourvoyeur financier) que les mesures institutionnelles (qui convergent toutes vers une disparité genrée autour de l’enfance) verrouillent les possibilités d’extension des avantages de la coparentalité, malgré une tendance croissante indéniable du champ masculin à participer de plus en plus au taches du foyer et aux soins de l’enfant.

Pour développer cette possibilité de coparentalité, il convient d’agir selon 3 axes :

Au sein des familles non séparées : en amont,
En régulant les séparations (causes de 75 % de la monoparentalité), ce qui représente un véritable défi social et éducatif,
En mettant en place des mesures spécifiques dans les milieux précaires pour renforcer le rôle positif et effectif de la coparentalité pour l’éducation citoyenne.

I - FAMILLES NON SEPAREES

La venue d’un enfant accroît sensiblement la quantité et la qualité des taches domestiques ainsi que les dépenses du foyer. La période 0-3 ans est la plus sensible, avec notamment de très grandes difficultés pour la garde de la petite enfance ; au-delà de 3 ans, 95 % des enfants fréquentent l’école maternelle, ce qui facilite considérablement le quotidien.

Toutes les mesures d’aides, de congés ou d’aménagement du temps de travail, instituées et actuellement en vigueur en faveur des enfants, favorisent actuellement la disponibilité d’ un seul parent qui se trouve être la mère dans la quasi-totalité des cas, sous la pression conjointe de stéréotypes sociétaux et de facteurs financiers au poids majeur, mais aussi d’habitudes d’aménagements de travail dans les métiers féminins.

Crise économique et mutations sociales obligent, dans 80 % des foyers avec enfants, les deux parents travaillent. Le modèle « mère au foyer » ne reste viable que pour des couples aisés, dans un choix assumé, ou à contrario, dans la précarité, apparaît comme un pis aller néfaste.

Le modèle français « mère qui travaille » s’est superposé au précédent en gardant l’assignation exclusive des mères à l’enfance.

Les conditions d’accueil de la petite enfance restent particulièrement précaires et aléatoires . En tout état de cause une augmentation significative de cet accueil est indispensable , y compris en envisageant un développement de l’accueil 0-3 ans par l’éducation nationale avec des mesures spécifiques adaptées , évitant ainsi l’inféodation de politiques locales très variables ....

Les RTT ont permis un accroissement ressenti de la conciliation vie privée / vie professionnelle à hauteur de 45 % par les deux sexes, mais ont aggravé la répartition disparitaire du travail domestique, chaque sexe ayant inconsciemment tendance, dans ce « temps libre » à se diriger vers sa sphère historiquement et sociétalement assignée : extérieure pour l’homme (sport, loisirs...), domestique pour la femme, avec pour corollaire une augmentation non rémunéré du travail domestique.

Les temps partiels subis le sont majoritairement au détriment des femmes.

Les temps partiels choisis sont quasi exclusivement le fait des mères (par choix, mais aussi par possibilité accrue d’aménagement dans le monde du travail dans les métiers féminins).

Une baisse de revenus est ainsi dégagée au détriment des mères avec pour corollaire l’obligation pour le père de continuer à travailler à temps plein, voire plus... pour subvenir aux dépenses du foyer, avec au final une baisse effective des possibilités de partage des taches domestiques et globalement le plus souvent une baisse de pouvoir d’achat qui contamine au quotidien la sérénité des couples et des familles, ainsi que la confiance en l’avenir sociétal et la stabilité familiale.

Les tensions au sein du couple ne peuvent donc qu’être accrues et causes de séparations (40 % des séparations du couple parental concernent des enfants de moins de 5 ans ...). Le couple étant d’ailleurs reconnu par les spécialistes en Sciences Sociales comme le lieu d’expression de frustrations externes.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions que les séparations soient demandées par les femmes à hauteur de 75 % quand on sait selon les études menées à ce sujet qu’elle sont 2,5 fois plus stressées au travail que les hommes, à cause de leurs doubles journées professionnelles et familio-domestiques .

La prise massive et croissante du récent congé de paternité montre l’effet positif de mesures à tendance paritaire ciblées notamment sur l’entretien et l’éducation des jeunes enfants (92 % des mères concernées se sentent très aidées).

Les freins à la prise de ce congé de paternité montrent les axes à soutenir :

Frein financier : au dessous de 1000 euros de salaire mensuel et au dessus de 2000 euros, la prise de congé de paternité s’effondre ! Un déplafonnement semble donc logique pour les congés d’accueil du nouveau-né, assorti de d’aides spécifiques pour les revenus modestes, voire plus que modestes...
Frein lié au comportement de certains employeurs : 8 % de pression de l’employeur, 20 % de craintes des pères de frein à la carrière (et /ou de tensions) au sein de l’entreprise par la prise de ce congé... une régulation dissuasive au niveau des employeurs semble donc indispensable, tout comme pour les difficultés fréquentes rencontrées à l’occasion de la maternité par les femmes dans le monde du travail.


Les congés post nataux sont trop courts pour les mères comme pour les pères.

Aucune mesure spécifique efficace n’existe pour un partage accru après le congé de paternité.


En tout état de cause, des mesures spécifiques pour des temps partiels bi-parentaux et les possibilités d’aménagement horaires sur la période 0-3 ans de l’enfant seraient extrêmement positives. Ces mesures devraient bien sûr être en rapport avec les revenus réels de chaque parent, de manière à éviter l’effet pervers d’une attribution qui resterait quasi exclusivement féminine à cause notamment de la scandaleuse différence salariale qui existe entre les hommes et les femmes et de contraintes économiques croissantes.

Une distribution bi-parentale des aides et de la fiscalité serait alors un facteur symbolique d’égalité, non négligeable, sous peine de pérenniser un complément de salaire maternel à peine déguisé qui ne peut en aucun cas compenser une différence salariale notoire, ni la « double journée » des femmes, ou un statut féminin bien lourd à assumer en l’état actuel de notre société !

Dans une société qui évoque aujourd’hui « les nouveaux pères » (qui s’impliquent dès le plus jeune âge de leurs enfants dans leur rôle parental et domestique) une campagne de reconnaissance et de soutien à ces pères, doublée d’une incitation à une participation accrue des « autres pères » et de tous les hommes aux taches domestiques, serait très facile à mettre en œuvre notamment en périnatalité (il existe très peu de groupes de paroles de pères dans les préparations à l’accouchement, malgré la positivité reconnue de cette approche ; la mise en place de groupes post-nataux seraient également bénéfiques).

Le traitement inéquitable et disparitaire des séparations est véritablement contre symbolique et contre incitatif à la coparentalité. Le traitement institutionnel des séparations reproduit caricaturalement des stéréotypes obsolètes et opére une authentique exclusion parentale à grande échelle .

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MessageSujet: Re: Propositions de lplm pour 2007   Lun 19 Fév - 15:54

II - REGULATION DES SEPARATIONS
Malgré la loi du 4 mars 2002, l’attribution de la résidence de l’enfant continue d’être quasi systématiquement attribuée à la mère avec des droits parentaux et en particulier des droits de visite et d’hébergement particulièrement faibles et sans garantie de respect pour les pères (entres autres : Non Représentation d’Enfants et difficultés à signaler ces délits aux forces de l’ordre avec effet, malgré l’obligation qui leur incombe - Classement sans suite quasi systématique et sans justification des plaintes que les parents concernés ont "réussi" à déposées).
30 % des enfants ne voient plus jamais leur père après séparations, 20 % supplémentaires ne le voient "presque" pas. Il s’agit de ruptures totales ou subtotales du lien parental, totalement contraire à l’intérêt des enfants (cf. Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989), et dont les conséquences ne sont assurément pas sans expliquer en partie l’évolution inquiétante de notre société en matière d’éducation, d’incivilités, voire de délits... chez nombre de mineurs.
Différents processus d’exclusion parentale en sont la cause :
Non Représentation d’Enfants injustifiées,
Eloignement géographique non fondé par des contraintes professionnelles
Manipulations de l’enfant en vue d’obtenir la disqualification de l’autre parent et pouvant aboutir à un rejet total de ce parent où l’enfant devient lui-même acteur de cette campagne d’exclusion,
Disqualifications mensongères par voies judiciaires, aboutissant fréquemment à une rupture totale du lien parental avec la caution néfaste du système judiciaire,
Causes financières : absence de barème de pensions alimentaires, fréquentes non prises en compte de baisse fondée des revenus (notamment perte d’emploi) et absence de distribution bi-parentale des aides socio-familiales (dont aides au logement et attribution de logements sociaux) et fiscales,
Auto-exclusion par reproduction de schéma familial traditionaliste.
Chacun de ces axes doit être traité avec fermeté, si l’on veut éviter de véritables maltraitances psychologiques, voire éducatives, de l’enfant, par exclusion injustifiée de l’un des deux parents, tout en respectant la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
Il est important de noter que ces exclusions parentales non gérées ou enrayées par les institutions de la République constituent une tacite incitation à leur pratiques individuelles... d’où leur nombre !
Ceci nécessite de faire respecter l’ensemble des droits parentaux, notamment les droits de visite et d’hébergement, mais aussi de faire respecter systématiquement et durablement les droits en vigueur en matière d’accès aux informations relatives à l’éducation des enfants dans l’Education Nationale... sous peine d’entraîner une tacite incitation à l’exclusion parentale.
La mise en place de système d’accompagnement parental avec guidance s’il le faut « coercitive » (lorsque cela se révèle nécessaire), est également indispensable pour réguler les séparations conflictuelles dont la proportion atteint aujourd’hui 50%, le tout devant être assortie d’une généralisation de la médiation familiale au plus tôt lors des séparations, et en amont, par une information éducative préparatoire et responsabilisante à la vie conjugale et parentale (ses enjeux, ses droits et devoirs, mais aussi ses risques tant pour les parents que les enfants, notamment en cas de séparation).
L’inversion de la résidence de l’enfant devrait être imposée en cas d’entrave parentale avérée.
La justice familiale manque toujours de moyens pour appréhender comme il se doit la complexité des dossiers de séparations conflictuelles, qui plus est (précisément pour les dossier conflictuels) dans des délais humainement acceptables.
La culture « gagnant / perdant » de la justice ne favorise pas la pacification des séparations, ni la communication et le respect entre parents à l’issue des procédures, ce qui ne peut être que néfaste à l’équilibre des enfants qui « eux » n’ont pas à divorcer de leurs parents !
L’inertie de la mentalité historiquement maternaliste de la justice ne peut être raisonnablement contestée à la vue des chiffres nationaux actuels en la matière.
Il convient de revoir l’évolution du contenu de la formation des magistrats, avocats, auxiliaires de justices, mais aussi des professions médicales et paramédicales concernées, en intégrant à ces formations respectives les éléments leur permettant selon les professions d’appréhender, conseiller, certifier ou juger... notamment, chacun des deux parents dans une vision dûment actualisée de ce qu’est la société française en 2007, et notamment dans une optique résolument pacificatrice et bien « plus humaine » qu’elle ne l’est parfois, en préservant autant que faire se peut, et dans tous les cas : l’intérêt des enfants et leurs droits à bénéficier de ce que chacun de leurs deux parents séparés ou non peut leur apporter.
Il convient d’insister à ce stade en effet sur le fait qu’une poignée de détracteurs qui mettent en avant leurs formations médicales, paramédicales etc... ne répugnent pas à cautionner certaines pratiques d’exclusions parentales infondées, voire à véhiculer au sein des professions concernées une vision familialiste « particulière » sous couvert d’une caution pseudo-scientifique, en instrumentalisant de prétendus dangers non prouvés scientifiquement dans le cadre de la coparentalité : usage exclusif notamment d’études antérieures datant des « années 50 » ou de biais divers et variés, comme notamment l’usage de la Bible par certains médecins et l’omission d’études convergentes sur l’absence de nocivité de la résidence alternée de positivité de la coparentalité.
Par ailleurs, il faut souligner qu’il y a en l’état actuel des connaissances, assez peu de contradictoire présent dans les débats ciblés sur les professions judiciaires et para-judiciaires, pour faire état du contenu réel des « connaissances démontrées » dans le domaine de la petite enfance, soit donc des effets positifs démontrés de la coparentalité...
Au-delà de garanties du maintien parental, les temps de droits de visites et d’hébergement doivent s’accroître très sensiblement et la résidence alternée (ou la résidence "réellement" partagée) doivent être plus développées, et donc ordonnées avec moins de frilosité.
Des mesures spécifiques pour une attribution égale entre les deux parents d’aides et de fiscalités adaptées après séparation, doivent être instaurées tout comme la possibilité légale et respectée d’aménagements horaires et de temps partiels spécifiques (pour le parent qui n’a pas la résidence des enfants), en vue de pouvoir réellement particper à la co-éducation de l’enfant. De telles mesures éviteraient également l’effet pervers de "bénéfices " liés à l’attribution de la résidence principale de l’enfant après séparation .
* * *
En tout état de cause, les séparations alimentent la mono-parentalité et ses difficultés à hauteur de 75 %, notamment l’augmentation des taches domestiques et des soucis éducatifs assumés dans la solitude (tout comme les difficultés financières à vivre seul plutôt qu’en couple).
Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que les mères élevant seules les enfants constituent dans notre société la population reconnue comme une des plus stressée !
Les séparations qui aboutissent à une caricature stéréotypée « mère démunie, assignée exclusivement aux soins de l’enfant, sans vie de femme » + « père privé de ses enfants, entièrement libre et autonome, confiné dans le seul rôle de pourvoyeur financier », se font ainsi également au détriment de ces femmes et de ces hommes.
Ce stéréotype socialement inacceptable car infondé, est utilisé habilement par certains pour conforter selon les cas l’un ou l’autre des parents, dans un statut de victime (tantôt la mère, tantôt le père) qui ne peut qu’alimenter les conflits et proroger les procédures souvent engagées en la matière, dans une optique de vengeance aux fondements subjectifs, basés sur la souffrance inéluctable générée par toute séparation (tant chez celui ou celle qui quitte, que chez celui ou celle qui est quitté), mais aussi sur la propre éducation et la propre enfance de chacun des deux parents.
Dans tout ce contexte, le monopole maternel de l’enfant est bien lourd à porter, faute d’avoir des mesures appropriées en amont (qui pourraient voir le jour chez les couples avant toute séparation) et une régulation citoyenne des séparations.
Trop d’enfants sont ainsi privés des avantages d’une "coparentalité effective" et indispensable à leur bien-être tout comme à leur sécurité, leur développement personnel et citoyen, et la préparation à leur vie d’adulte.
Il convient de traiter les difficultés de notre société dans l’ordre, et ainsi le statut de « tiers » ne devrait raisonnablement être traité qu’une fois celui des parents solutionné et notamment lorsque que la coparentalité sera garantie, sous peine d’augmenter encore l’exclusion parentale de première génération et les conflits associés.

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MessageSujet: Re: Propositions de lplm pour 2007   Lun 19 Fév - 15:56

III - FAMILLE ET PRECARITE
La précarité augmente avec un stress psycho-social corollaire, peu favorable à la qualité éducative.
De nombreux indicateurs démontrent que la tendance mono-parentale explose en précarité (jusqu’à 50 % des familles à comparer aux 20 % de moyenne nationale).
Les milieux les plus populaires restent majoritairement dans des schémas de pères confinés à un seul rôle de pourvoyeur financier et le chômage tend à une auto-exclusion paternelle.
Par ailleurs il y a une tendance nette à ce que les mères seules, en situation précaire, ne travaillent pas (ou plus), sous la pression d’offres d’emploi aux horaires incompatibles avec les besoins de l’enfant, de systèmes de garde insuffisants, financièrement innacessibles ou inadaptés, qui ne compensent pas cette tendance, mais aussi d’une sur-valorisation de la maternité au foyer comme facteur d’insertion statuaire.
Il est prouvé que le fait pour une mère de travailler en situation précaire, effondre chez ses enfants les risques de délinquance.
Par ailleurs, les études socio-psychologiques pilotes sur la mono-parentalité précaire, démontrent la nécessité de valoriser le rôle du père dans ces milieux tout en développant un soutien humain, social et éducatif adapté ainsi que l’évolution des mentalités des milieux d’aides vers une notion de coparentalité plutôt que maternaliste.
La question du logement social est incontournable.
Enfin, la combinaison chômage + séparation entraîne un risque majeur de ne plus pouvoir accéder à un logement (30 % des SDF sont des parents et 80 % des SDF sont des hommes) avec les conséquences implicites de ne plus pouvoir accueillir ses enfants et donc de pouvoir respecter ses droits et assumer ses devoirs.
Les préconisations corollaires pour une famille citoyenne en conditions précaires sont donc :
La valorisation du rôle du père présent, sensible et attentionné à l’éducation et l’entretien de ses enfants,
L’accroissement de l’emploi féminin et des possibilités (en nombre) et en accès (notamment financier) de garde de l’enfant,
Le soutien humain, social et éducatif accru et réellement adapté,
L’évolution des conditions d’accès au logement social (entre autres pour chacun de deux parents lors des séparations).
Sans oublier, bien sur, la pérennisation de la lutte contre la violence conjugale dans tous les cas.
Fait à Marseille, le 10 février 2007,
Gérard REVEREND, Président de l’association [Les Papas = Les Mamans]
© LPLM.info - Ce texte est la propriété exclusive de l’Association [Les Papas=Les Mamans]. Sa diffusion dans le cadre de la promotion de la coparentalité et du bien être des enfants est autorisée sous réserve de diffuser l’intégralité du texte et de citer :
le nom de l’auteur : Gérard REVEREND
la source de ce document : http://www.lplm.info/spip/spip.php ?article523
Pour tout contact : contact@lplm.info

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* Le terme « coparentalité » s’impose pour définir le partage des droits et des responsabilités, du père et de la mère, auprès des enfants. En effet, l’évolution de la société ayant conduit à ce que les séparations de couples parentaux soient de plus en plus nombreuses (en impliquant que les parents habitent sous deux toits différents), a donné naissance à ce nouveau terme définissant la relation qui survit à l’issue de la relation conjugale.

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** Vous pouvez-contribuer à alimenter nos analyses et propositions à faire aux candidats à l’élection présidentielle 2007 en intervenant dans notre forum, dans la rubrique : Questions aux candidats

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