Eric Verdier , membre du bureau consultatif de [les papas = les mamans] a initié cet intéressant manifeste que nous soutenons
de nombreuses personnalités scientifiques , médiatiques et associatives ont rapidement signé
faites vous connaitre auprès de l'association [les papas = les mamans] si vous souhaitez également signer le manifeste ( nom , prénom , profession , association , ville)
Par courrier postal : Association [ Les Papas = Les Mamans ] 283 boulevard Chave 13004 - Marseille
Par courrier électronique adressé à l’administrateur du site de l’association [Les Papas = Les Mamans] http://www.lplm.info/spip/auteur.php3?id_auteur=1
Suicide des hommes
En France, toutes tranches d’âge confondues, les hommes se suicident trois fois plus que les femmes. Concernant les deux autres causes de surmortalité non naturelles, à savoir les meurtres et les accidents, les hommes sont également très largement surreprésentés du côté des victimes. Pourtant, à quelques exceptions près, aucune étude, aucun dispositif public, ne prend spécifiquement en compte la vulnérabilité des hommes en terme de violence et de santé. La prendre en compte a justement été rendu impossible par la domination virile dans la société, et par celle de la mère sur les enfants.
Suicide des pères
Lorsque des hommes sont vulnérables, le taux inquiétant de violence contre soi - suicide, addictions, désinsertion sociale,... - et contre l’autre - maltraitance, violence conjugale - rencontre les mêmes résistances. On ne reconnaît l’étendue des dégâts que si les hommes sont situés du côté de la déviance, et en aucun cas comme des victimes d’un système juridique et social inadapté à ce qu’ils sont aujourd’hui. Le refus d’accorder la résidence alternée à un père qui en fait la demande lorsqu’il y a conflit parental - car la mère y est opposée - s’est généralisé dans les TGI malgré la loi de mars 2002. A l’image de ce père désespéré - Stéphane Lafargue qui s’est suicidé fin 2006, sans réaction de la classe politique - nombre de pères pensent que le déni de justice qui leur est opposé est une atteinte grave aux droits de l’homme, celui de pouvoir élever ses propres enfants - en violation de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Il est évident que les enfants en sont les premières victimes. Aucun-e candidat-e n’y fait la moindre allusion dans son programme de campagne, alors qu’ils-elles ont la responsabilité de renforcer et de garantir le lien social. Pourtant il suffit d’indiquer dans la loi que le magistrat, s’il rejette la résidence alternée, doit confier la résidence principale de l’enfant à celui des deux parents qui demande la résidence alternée et la rend possible et non à celui qui la refuse ou la rend impossible.
Suicide des jeunes
Parallèlement, entre 25% et 50% des jeunes hommes qui se suicident sont homo ou bisexuels - ou sont considérés comme tels. En terme de facteurs de causalité, et face à un déni flagrant, l’homophobie sous toute ses formes - y compris intériorisée - devient ainsi la première cause de suicide chez les jeunes hommes de moins de 25 ans. Chez les autres, la fragilisation voire la rupture de lien avec le père est omniprésente. Nous pensons que l’Etat a un rôle urgent à jouer pour endiguer ce grave problème de santé publique, et notamment par l’éducation en milieu scolaire.
Et les pères gays ?
En écho, la visibilité médiatique de ce qu’on appelle « l’homoparentalité » contribue à ce que cela devienne un thème de campagne. Mais ni le mariage ni l’adoption ne prend en compte la situation des pères gays - par exemple une femme homosexuelle a plus de chance d’obtenir un agrément d’adoption qu’un homme hétérosexuel. N’oublions pas que la première société pour un enfant est sa famille, et qu’à force de privilégier les mères et de disqualifier les pères, c’est la place même de l’homme qui est en danger. Nous affirmons que c’est en valorisant les garçons et les hommes ignorés - notamment ceux considérés « sensibles » - que nous trouverons des solutions pérennes aux problèmes de violence et de désespérance des hommes aujourd’hui. L’équilibre entre hommes et femmes dans la société et dans la coparentalité est tout simplement une nécessité pour nous, nos enfants et le monde de demain. Car l’intérêt des femmes quand elles sont mères est aussi d’avoir des hommes qui jouent leur rôle de père
Nous appelons les personnalités politiques, médiatiques, professionnelles et militantes à signer cet appel pour inciter les candidats à l’élection présidentielle de 2007 à prendre des engagements fermes et opérationnels tenant compte de la vulnérabilité spécifique des hommes et de l’investissement des pères, afin de faire émerger une autre voie crédible pour le masculin, et donc une vraie équité homme-femme. N’oublions pas que ce n’est pas la souffrance qui cause des violences contre soi et contre l’autre, mais le déni de cette souffrance...
SIGNATAIRES :
Eric Verdier (psychologue et président de Coparentalité - Cherbourg), Cali (chanteur - Paris), Geneviève Delaisi de Parceval (psychanalyste - Paris), Philippe Alenda (magistrat TGI - Nice), Christine Castelain-Meunier (sociologue CNRS-EHESS - Paris), Pascaline Saint-Arroman Petroff (avocate à la cour - Paris), Gérard Neyrand (sociologue et directeur CIMERS - université de Toulouse), Pascal Petit (rédacteur en chef En Aparté Canal + - Paris), Jenta Szejnok (sage-femme - Caen), Jacques Lizé (Président SOS Homophobie - Paris), Jean-Jacques Chavagnat (psychiatre et président du GEPS - Poitiers), Anne Vaisman (rédactrice en chef Maxi - Paris), Daniel Welzer-Lang (sociologue, co-fondateur du premier centre d’accueil pour hommes violents - université de Toulouse), Emmanuel Gratton (sociologue, directeur de l’ENSO, Angers) Chantal Zaouche-Gaudron (professeur de psychologie - université de Toulouse), Christophe Falcoz (chercheur en sciences de gestion - Lyon), Nataline Alessandrini (cofondatrice du planning familial de Paris - Versailles), Guy Torrens (formateur PJJ - Paris), Jean-Claude François (Président Justice Papa Parité Parentale - Paris), Jacqueline Ruet (infirmière PJJ - Marseille), Laurence Bélanger (sexologue et féministe - Cherbourg), Philippe Roth (directeur mission locale - Châlons-en-Champagne), Pierre Satet (président d’honneur de Suicide Ecoute - Paris), Marie Théault (médiatrice et thérapeute familiale - Caen), Muriel Lemarié (assistante sociale - Paris), Patricia Guignard (ex directrice déléguée de la Ligue des droits de l’Homme - Mantes le Jolie), Jean-Marie Firdion (sociologue - Paris), Samia Bourghaba (psychiatre - Paris), René-Paul Leraton (sexologue - Paris), Corinne Roehrig (médecin de santé publique - Nice), Patricia Allindre (éducatrice SOS Drogue Internationale - Marseille), Didier Legall (sociologue - université de Caen), Sibel Bilal (coordinatrice nationale ANGREHC - Montpellier), Patrick Pelège (sociologue et directeur Centre Bergeret - Lyon), Florence Berruer (Coordinatrice REAAP - Cherbourg), Françoise Gil (sociologue CNRS / IRTS Parmentier - Paris), Bourgouin Agnès (Educatrice de Jeunes Enfants - Angers), Marie-José Sibille (psychothérapeute - Pau), Patrick Guillot (enseignant et auteur - Lyon), Olivier Nostry (infirmier psychiatrique - Reims), Gyslaine Jouvet (cadre médico-social - Le Mans), Maryse Vaillant (psychologue clinicienne, écrivain et féministe - Vannes), Clotilde Genon (documentaliste - Paris), Grégory Lange (éducateur spécialisé - Evreux), Dominique Garet (directeur centre social - Arras), Alexandre Chauvet-Martinez (formateur Léo Lagrange - Toulouse), Roselyne Boust (coordinatrice PDI/PRAPS - Saint-Lô), Patricia Echevarria (psychologue sociale - Drancy), Gérard Révérend ( kinésithérapeute- président de [ les papas = les mamans ] - Marseille ) ... et moi même lol
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