Pour en revenir au sujet des fessées, des violences tout court, qu'elles soient physiques ou morales, je trouve que ça n'est pas bon pour les enfants.
Lorsqu'on frappe un enfant, on démontre qu'on n'a pas su résoudre le problème, donc on est incompétent (mais si , mas si !!!) et de plus on met l'enfant en position d'infériorité, il se sent diminué, dévalorisé, et c'est pas bon.
Quand il m'arrive, comme tout le monde de craquer, je me dis ensuite que je n'ai pas assuré et que c'est dommage. Souvent en réfléchissant par la suite je me dis que la prochaine fois j'adopterai une autre solution, et je la trouve par avance pour ne pas recommencer. Il m'est même arrivé de m'excuser. Je puis assurer que mes filles n'en n'ont pas profité et m'en ont été reconnaissantes, ça calmait tout.
On bascule dans ce processus quand un enfant, sans le savoir touche un de nos points douloureux créés par les mauvaises réactions que nos parents on eues avec nous: violences, refus d'écoute, manipulations pour se défausser de leur rôle, qui ont laissé un manque, une frustration. Et lorsque quelqu'un réveille ce manque, ça déclenche la violence, verbale ou physique. On transmet le mal. Je ne veux pas transmettre ces frustrations à mes filles, du moins le moins qu'il me sera possible.
Savoir au passage que les violences morales sont largement pires que les violences physiques. Par exemple faire la gueule à l'enfant pendant 3 semaines pour une bricole est une pression très dure, ingérable pour un enfant. C'est avec de telles manoeuvres qu'un enfant commence à devenir névrotique.
Personnellement, lorsqu'il y a un différend, je réagis, je mets les choses au point, si nécessaire je crie, mais elles savent que 5 minutes après, l'incident est clos, on peut recommencer à discuter sans chantage.